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DECOUVRIR LE VILLAGE DE GAREOULT
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Il y a 2000 ans, des familles romaines établirent des fermes pour l’exploitation agricole. Le village venait de trouver là ses premiers habitants, Garéoult s’appelait « Gardia Altissima ». Ici et là, quelques vestiges de monuments et pierres d’inscriptions, témoignent encore du passé romain de Garéoult.En 1988, le coup de pioche d’un jardinier a mis à jour des sarcophages gallo-romains : c’est ainsi que la nécropole "Louis Cauvin" fut découverte. On trouve dans les locaux de la Mairie, une salle d’exposition avec le mobilier découvert, un coffrage de
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tuiles d’une inhumation gallo-romaine, et divers objets que l’on peut voir aux heures d’ouverture de la Mairie.
DES RACINES DANS LES VIGNES |
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Les premières traces de la vigne à Garildis apparaissent sur un cartulaire daté de 1 034 et conservé à l’abbaye de St Victor à Marseille (copie en Mairie). En 1038, une vente est effectuée par Rainold, aux Moines de la somme de 60 sous… son fils met également sa signature au bas d’une donation à côté de celle du vicomte de Marseille. Venu à Garéoult, il eut Guillaume qui devient seigneur des lieux avec titre de vicomte de Garéoult, seigneur de Forcalqueiret, et fit donation aux Moines de toutes les églises et chapelles du territoire avec les droits affluents sur les
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fermes et les terres, ces restitutions sont souvent encouragées par les Moines. Les cartulaires des Moines de St Victor prouvent aussi que la vallée Garéoult Forcalqueiret appartenait au XIème siècle à Guillaume, seigneur de Forcalqueiret issu de la famille des vicomtes de Marseille.
LE SUD DE LA PROVENCE VERTE |
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Le village de Garéoult est situé au coeur d’une plaine dont l’altitude moyenne est de 320 mètres (le village est lui même à 310 mètres). Cette plaine est entourée de massifs boisés : la montagne de la Loube au nord, le massif de Mazaugues à l’ouest, la barre de Cuers au sud et enfin le massif de thémes à l’est. Ces massifs culminent aux environs de 700 mètres. Le sol est de nature argilo-calcaire favorisant la culture de la vigne qui occupe aujourd’hui la quasi totalité de la plaine. Ce territoire est soumis à un climat de piémont c’est à dire froid l’hiver et chaud et sec l’été.
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Des massifs qui entourent la plaine coulent de nombreux ruisseaux (la plupart sont à sec pendant l’été) et une rivière principale qui le traverse d’est en ouest : l’Issole. Les nombreuses sources, au pied des massifs, ont favorisé la culture de la terre et l’implantation de bastides depuis la période d’influence romaine et sans doute plus tôt encore. Le village de Garéoult s’est probablement formé par le rassemblement de fermes au cœur de la plaine, à proximité de l’Isole et de la source saint Médard, au carrefour des voies qui traversaient les massifs et qui reliaient Garéoult à Forcalqueiret, La roquebrussanne, Méounes, Néoules et Rocbaron. Garéoult doit sa raison d’être à l’agriculture, autrefois variée (blé, pois chiches, olives), et désormais consacrée à la vigne. C’est à l’ensemble de ces facteurs que le village doit sa forme « circulaire », ramassé autour de son centre historique, d’où partent ces belles avenues bordées de platanes centenaires. Au nord du village, le territoire calé entre la bute de Bonnegarde et le bois communal de Garéoult (les défens), présent une pente douce protégée du Mistral et orientée au sud, un site particulièrement favorable à l’implantation humaine d’aujourd’hui.
LES FONDATIONS GALLO-ROMAINES |
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Comme nous l’avons vu précédemment, le site de Garéoult est propice à un établissement humain à vocation agricole. A notre connaissance, les plus anciennes traces d’implantation et d’organisation humaine remontent au début de l’ère chrétienne. Mais sans doute le site est occupé plus tôt. Ces traces sont celles d’enclos et de sépultures gallo-romaines dont la plus antique est datée du I° siècle après J.C et qui ont été mise à jour en 1988 à l’emplacement actuel de la rue Louis Cauvin, face à l’église. Le nom de Garéoult trouve également ses racines à cette
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époque, par transformation progressive du terme gardia altissima signifiant la garde la plus haute, en référence aux particularités géomorphologiques du site, voir la butte de Bonnegarde. L’organisation sociale autour des fermes de ces ancêtres apparaît aujourd’hui comme la fondation de garéoult.
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Voici un extrait du recueil de monsieur Jean Broc sur le village de Garéoult : « Au XII ème siècle, l’événement le plus important pour l’avenir de Garéoult fut la fondation, vers 1150, du premier grand monastère féminin en Provence à la Celle. Voulue par le comte de Provence, acceptée par le pape Eugène III, cette fondation fut confiée à l’abbaye de Saint Victor de Marseille. Les religieuses furent donc des Bénédictines et recrutées en priorité dans la haute noblesse provençale. Le lieu de la Celle qui fut choisi, était proche de la ville de Brignoles où la famille des comtes aimait à
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séjourner. L’un des premiers prieurés de Saint Victor y avait était fondé avant celui de Garéoult ». Au fils du temps, l’influence des Dames de la Celle prit de plus en plus d’importance et notamment à Garéoult où, à la fin du XIIème, « tous les biens ou presque tous, dépendaient de la seigneurie des Dames de la Celle et tous les habitants relevaient de leur juridiction ». On sait que le village possédait déjà une église paroissiale : Sainte Marie, consacrée en 1048 et dont on peut raisonnablement penser qu’elle fut bâtie sur le site même ou bien très proche d’un lieu de culte antérieur. Entre l’église et la place Georges Gueit était probablement la partie la plus ancienne du village. Il s’y trouvait une maison claustrale qui abrita également le conseil municipal et même un four à pain au sous sol. On sait aussi que jusqu’à la première moitié du XIVème siècle, « Brignoles et les villages voisins connaissaient alors une activité commerciale prospère, en partioculier dans le négoce des tissus et des draps provenant de France, Hollande, Piémont ou fabriqué sur place ». D’après le compte-rendu de la visite pastorale de l’archevêque d’Aix à Garéoult le 28 Mars 1340, on estime qu’il y avait dans le village au moins une auberge et une quarantaine de maisons. La population totale devait approcher les 200 habitants.
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A Garéoult, comme dans toute la Provence, la période qui court du milieu du XIVème siècle est jalonnée d’épisodes meurtriers : les épidémies de peste de 1348, 1395 et 1397, les invasions de guerriers et les guerres de succession entre provençaux ; toutes ces calamités firent périr jusqu’à la moitié de la population. Garéoult, à la fin du XVème siècle comptait probablement une grosse centaine d’habitants. Ce sont ces même garéoultais qui, aidés par les Dames de la Celle, payèrent et érigèrent les fortifications du village vers 1390. L’église fortifiée demeurait à l’extérieur
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des murailles. Tout le village, hormis l’église, la tour et le cimetière, était contenu à l’intérieur de l’enceinte, mais tout l’espace n’était pas encore bâti.
GAREOULT SORT DE SES REMPARTS |
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Toujours d’après Jean Broc, « au cours du Xvème siècle, le village déborda de son enceinte et en 1520 les quartiers du réal, de la placette et de la casse (entre la rue du château et la rue Charles Sandro) existaient déjà ». Le nombre des maisons avait doublé et on estime à 400 le nombre des Garéoultais. « sur l’actuelle place de la mairie, il y avait en 1510, un orme mais pas de fontaine ; plusieurs maisons y avaient été déjà construites, hors du village. Jusqu’en 1745, le village va rester groupé autour de son centre historique, le cœur de la cité. Le cadastre
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napoléonien (1838) montre un village proche de ce qu’il est aujourd’hui, c’est à dire largement bâti le long des boulevards Bremond, Audibert et Gueit, les principaux axes de circulation. Il est intéressant de noter que les rives des boulevards n’ont pas été bâties contemporainement. Le coté sud (numéros impairs) de l’avenue Etienne Gueit fut édifié à partir de 1850-1860. On remarque que les portes cochères de cette rives sont beaucoup plus grandes. Au XIXème siècle, les boulevards sont les supports de l’expansion urbaine de garéoult ; ils sont aujourd’hui entièrement bâtis et font parties intégrale du village de Garéoult. L’activité du village s’est naturellement déplacée vers ces avenues qui offrent plus de facilités pour le commerce et sont un passage obligatoire à Garéoult.
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