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LE ROCHER |
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Cotignac se blottit au pied d’un immense rocher de tuf de 400 mètres de long sur 80 mètres de haut, qui abrite des habitations troglodytiques. Au cours des siècles, ces grottes ont connu divers usages. A l’ère quaternaire, la rivière La Cassole, coulait par dessus le rocher. Le village actuel n’était alors que la base de cette immense chute d’eau. Depuis les années 1000 et ce jusqu’au XIX ème siècle, cette rivière a été détournée et passe à présent à l’est du village et se jette dans l’Argens. C’est donc les chutes de cette eau qui ont formé toutes les anfractuosités, les stalactites et les stalagmites. Il est difficile d’assigner une date précise à l’origine de Cotignac. Néanmoins, on sait qu’un premier |
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village, dont on date une présence dès l’époque féodale, était installé au sommet de cette barre rocheuse, au lieu-dit «Saint-Martin », hameau qui existe encore aujourd’hui. Au cours des invasions sarrasines, même si elles n’ont pas été fréquentes à Cotignac, le village est descendu pour venir se blottir au pied de ce rocher, barrière naturelle infranchissable. C’est ainsi qu’à partir des années 1000, un deuxième village s’est installé et en 1032, un premier château a été construit à proximité. On ne peut dénombrer la population de l’époque. On sait seulement qu’en 1266, le |
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nombre d’habitants était devenu assez important pour construire l’Eglise Saint-Pierre, l’église actuelle. Ce rocher, avec ses habitations troglodytiques, servaient alors de cachette pour les habitants, leurs troupeaux et leurs vivres pendant les périodes d’invasions. Il aurait existé d’ailleurs une grotte assez grande pour contenir tous les habitants et leurs troupeaux quand il fallait se cacher. Il reste encore des vestiges des travaux effectués par l’Homme afin d’aménager ces espaces : creusement du tuf, chaux sur les murs pour éviter l’humidité, construction de terrasses, de foyers, de potagers, d’escaliers… D’autres cavités, au pied du rocher, servaient également d’abris pour les animaux : loges à cochons, à foin… et l’on peut voir encore des morceaux de mangeoires, de râteliers, de pigeonniers… Par ailleurs, le rocher fut également, et ce jusqu’à la fin du XIX ème siècle, une carrière très active. Pour construire le village actuel, on creusait la roche pour en extraire des pierres et on comblait des caves avec les gravats qui ne servaient plus. Le nombre de cavités a donc évolué au cours du temps, selon les usages que l’on en faisait. A partir du XIV ème siècle, une vie et une activité économique se sont développées |
On dit ici « Aquéu veira plus la Roco, é sera malérous »
Celui-là ne verra plus la Roche, et il sera malheureux.
AU FIL DE L'EAU |
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La présence de l’eau a contribué à l’essor de Cotignac. A l’origine, la rivière La Cassole passait par dessus le rocher en une immense cascade. A partir des années 1000, elle a ensuite été détournée pour construire le village actuel. Très vite, et sûrement avant le XVème siècle puisque les moulins se servaient déjà de l’eau pour fonctionner, des travaux de canalisation ont été entrepris pour utiliser cette eau comme force motrice. Les industries, notamment les activités liées à l’eau (moulins à huile, à farine, soieries, tanneries …) se sont développées, surtout aux XVIIIème et XIXème |
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siècles. Par ailleurs, l’installation d’une usine hydroélectrique a permis au village d’avoir l’électricité en 1897. L’eau est toujours présente au cœur du village grâce à ses 17 fontaines. Lorsque les habitants sont venus s’installer au pied du rocher, les Municipalités voulaient fournir en eau potable toutes les familles. Pour cela, elles achetaient des sources, construisaient des fontaines et des lavoirs et installaient des canalisations minutieusement entretenues. La population grandissant, le nombre de fontaines a augmenté et se sont éparpillées dans toute la commune. |
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Ses quatre visages représentent chacun une saison. Construite en 1810, elle alimentait les nouvelles constructions du village qui peu à peu s’éloignaient du rocher. Restaurée en 1999, elle est classée aux bâtiments de France. |
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Egalement construite en 1810, elle est alimentée par la surverse de la Fontaine des Quatre Saisons. |
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Ce lavoir date du XIXème siècle. Il était alimenté par les eaux de la fontaines de la cascade. Il a été entièrement restauré en 2002 et les pierres d’origine ont été remises en valeur. |
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Elle a été bâtie en 1643. Les dates inscrites sur le pourtour sont les dates de restauration. La dernière restauration date de 2000. On a rajouté la coupole avec le dauphin et l’enfant (dit « Putto ») qui devaient figurer à l’origine.
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HERITAGE CULTUREL |
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Installée au quartier St Martin au IXème siècle, c’était le premier lieu de prière à Cotignac. Lorsque les habitants sont descendus se blottir au pied du rocher, cette église a été convertie en chapelle en 1266, date de construction de l’église St Pierre. En effet, il ne pouvait y avoir deux églises sur le territoire d’un seul village. |
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Cette église, de style roman, a été bâtie en 1266. Elle ne mesurait alors que 196 m². Seuls les nobles pouvaient s’asseoir, le peuple restait debout, à l’arrière. Au cours des siècles, notamment au XVIIème, elle a été agrandie, et mesure aujourd’hui 808 m². Elle a été entièrement restaurée, et l’on peut voir à l’intérieur : |
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-Un orgue du XIXème , entièrement restauré.
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Au sud-ouest de Cotignac s’élève le Mont Verdaille. C’est sur cette colline que fut bâtie , en 1519, la Chapelle Notre-Dame-de-Grâces. Voici ce qu’en disent les anciens récits : « le 10 août 1519, la Sainte Vierge apparut à un homme appelé Jean de la Beaume. Elle lui ordonna expressément d’aller dire aux gens du pays qu’ils se rendissent en procession sur ce lieu et qu’ils y bâtissent une église sous le nom de Notre-Dame-de-Grâces ». Un mois après l’apparition, le 14 septembre 1519, la Communauté entière montait en procession sur la colline. Après des prières, le prêtre bénit la première pierre de l’édifice, qui n’était alors qu’un oratoire. Très vite, ce sanctuaire prit une importance considérable et il devint nécessaire de construire une véritable église. Ce fut fait en 1524. Les Oratoriens prirent possession de cette chapelle, y bâtirent leur monastère et y célébrèrent les offices jusqu’après la Révolution. Notre Dame, avec la venue de Louis XIV en pèlerinage, le voeu de Louis XIII de consacrer la France à la Vierge Marie, sont |
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des souvenirs qui rappelaient trop la royauté. Ainsi, le 25 novembre 1792, les Oratoriens sont chassés de la chapelle, et le convent est converti en prison. Le mobilier et le linge furent vendus, l’argenterie (calices, ciboires…) fut dispersée. Sur ordre de Barras et Fréron , deux révolutionnaires régionaux, les bâtiments furent détruits. Le temps passa et les tensions s’apaisèrent et le 8 septembre 1811, l’inauguration de la nouvelle chapelle eut lieu. Aujourd’hui, c’est la Communauté des Frères de St Jean qui y est installée afin d’assurer les services religieux.
Louis XIII et Anne d’Autriche , après 20 ans de mariage, n’avaient toujours pas d’enfant. En 1637, le Frère Fiacre eut une révélation : faire trois neuvaines dont la première à Cotignac, à Notre-Dame-de-Grâces. Neuf mois plus tard, Louis XIV est né. Ses parents l’appelèrent « Louis Dieudonné » (donné par Dieu). En 1638, Louis XIII consacra la France à la Vierge Marie (Notre Dame de l’Assomption). En 1660, Louis XIV, accompagné de sa mère, fit un pèlerinage à Notre-Dame-de-Grâces, afin de remercier la Vierge de sa naissance. |
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Le 7 juin 1660 aurait eu lieu une autre apparition sur le Mont Bessillon. Un berger, Gaspard Ricard, faisant paître son troupeau, s’était allongé, épuisé de chaleur, mourant de soif. Soudain, un homme d’imposante stature surgit près de lui et lui indique un rocher en disant : « Je suis Joseph, soulève ce rocher et tu boiras ». La pierre est lourde, huit hommes par la suite pourront à peine la déplacer. Comment Gaspard seul le pourrait-il. Mais le |
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DE L'AN 1000 A 1500 |
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Le rocher de Cotignac est dominé par deux tours, dénommées sarrasines le plus souvent. Cependant, d’autres versions en font des greniers à grains romains, ou parlent également d’une tour de gué et d’une forteresse. Leur construction daterait du XIIème et du XIIIème siècles. L’histoire raconte qu’à partir d’une de ces tours, on entrait dans le rocher puis on circulait à l’intérieur à l’aide de passages secrets.
Sur la Place de la Liberté se trouvait une synagogue (temple de rite hébraïque) qui datait du XIIIème ou XIV ème siècle. Cet immeuble qui était désaffecté depuis les vicissitudes de la deuxième guerre mondiale, a été rasé en 1960. Il ne subsiste sous cette place, dans les caves, que les mikvaout (bains rituels) alimentés par les sources jaillissant sous la roche. Cet édifice qui était de grande |
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Daté de 1496, sa cloche a été classée en 1989. En fer forgé, comme souvent en Provence afin d’éviter que le mistral ne le casse, il est de style solaire. Il était surmonté de fleurs de lys qui ont été enlevées à la révolution par deux révolutionnaires régionaux : Barras et Fréron.
Cette rue, qui se trouve sous la tour de l’horloge, abrite les plus anciennes maisons, datant du Moyen-Age. |
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DE 1500 A NOS JOURS |
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Vestiges d’un des premiers moulins à huile, il est appelé « Le Moulin du piquet ». « Piquet » vient de « droit de mouture ». En effet, en 1521, par transaction, le Seigneur avait donné tous les moulins à la Communauté mais avait exigé le droit de venir faire broyer ses olives à ce moulin. |
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En 1555, il y avait dans cet immeuble un four à pain au rez-de-chaussée et l’appartement du fournier au premier étage. Cependant, la chaleur dégagée par le four rendait l’appartement inhabitable. Si bien qu’en 1558, on déménagea le four à pain et on conserva cet immeuble pour en faire la salle commune. Il a ensuite été agrandi de plusieurs étages. Restauré en 1999, on a retrouvé dans le hall des vestiges de moulin à huile qui ont été remis en valeur. |
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Dans la Grand’rue, un immeuble est surmonté de trois cariatides. En 1623, un propriétaire bourgeois de la famille Tanaron a apposé ces trois cariatides pour marquer son rang dans la société. |
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Le recensement de 1856 accuse pour Cotignac 3145 habitants. La commune de Cotignac avait alors 1400 maisons consacrées à l’habitation, au commerce et à l’industrie, 4 moulins à farine, 1 minoterie, 6 ressences à huile, 13 moulins à huile, 6 moulins à tan, 10 tanneries, 9 filatures de soie. Le terrain accidenté de Cotignac se prêtait à une grande variété de cultures : l’olivier, la vigne, le figuier y réussissaient parfaitement. Les fourrages, l’huile, le vin et les figues constituaient les |
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LES LOISIRS |
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La Promenade du Rocher vous conduit au pied du rocher pour découvrir ses habitations troglodytiques. Plusieurs paliers vous permettent d’accéder à la terrasse où une table d’orientation vous attend afin d’admirer le panorama. Une galerie vous conduit ensuite à « la grande salle », construction fortifiée à l’intérieur du rocher, où des stalactites forment un impressionnant plafond. Le rocher est ouvert de Pâques à mi-octobre:
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Ce théâtre de verdure, dont des ruines de remparts forment le décor, a pour toile de fond le rocher. Aménagé en 1959, il a été restauré en 1990 et depuis, chaque été, il accueille le « Festival du Rocher », qui propose des représentations théâtrales, des concerts, des chorales… |
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Tous les mardis matin, un marché provençal coloré vous attend avec ses étals de bons produits gorgés de soleil sur le Cours Gambetta. De mi-juin à mi-septembre, tous les vendredis matin, un marché du terroir regroupe des producteurs locaux qui vous proposent leur production alimentaire (fruits, légumes, vin, olives, miel, fromages, charcuteries, tartes artisanales…) et artisanale (verre, marbre, peinture, cuir…). |
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- La Balade du Petit Poucet, parcours balisé, offre un itinéraire de 8,5 km, accessible à tous.
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LES VISITES GUIDEES |
Pendant la visite guidée du village, vous pourrez découvrir :
Le Cours Gambetta : Cette avenue a conservé son aspect typiquement provençal avec ses platanes, ses fontaines et son lavoir, fin XVIIIème, récemment restauré.
La Fontaine des Quatre Saisons, construite en 1810, classée aux Bâtiments de France
L’église St Pierre, du XIIIèmesiècle, de style roman. A l’intérieur, un orgue du XIXème siècle, rénové en 1990.
La Grand’rue où l’on peut voir trois cariatides, dressées en 1623 par un propriétaire bourgeois, pour marquer son rang dans la société
La Place de la Mairie avec la Tour de l’Horloge et son Campanile du XVème siècle, l’un des plus beaux campaniles du Var. La cloche a été classée « monument historique » en 1981, ainsi que la cloche de l’église.
Le théâtre de Verdure bâti sur des ruines, qui accueille chaque été le Festival du Rocher (théâtre, chants, musique…).
Le Rocher et ses grottes troglodytiques
Le vieux village et ses calades
Les vestiges du dernier moulin à huile public parmi les 14 qui existaient au XIXème siècle
Pendant cette visite, nous proposons aussi (selon les horaires) :
Une dégustation de vin à la Coopérative « Les Vignerons de Cotignac »
Une dégustation de miel à la boutique « Les Ruchers du Bessillon »
Le tarif en vigueur est de 3 euros par personne.
Pour compléter cette visite, vous pouvez vous rendre au Sanctuaire Notre-Dame de Grâces, où un Père vous accueillera et vous commentera l’histoire religieuse et les apparitions à Cotignac.
Renseignements et réservations :
Office de Tourisme : 04 94 04 61 87
Office de Tourisme - Pont de la Cassole - 83570 COTIGNAC
Tel : 04 94 04 61 87 - Fax : 04 94 04 61 87 - Email : officetourisme.cotignac@wanadoo.fr